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RotationAinsi, la rotation devra souvent être allongée et diversifiée en introduisant des cultures légumineuses de manière à mieux contrôler les maladies, ravageurs et adventices ainsi qu’à limiter les recours aux engrais qui handicapent les marges.
Travail du solGénéralement la préparation du sol bien que recherchant les mêmes objectifs, sera concentrée plus en surface afin de ne pas remettre en germination des stocks de graines dormants.
SemisIls s’effectueront plus tard dans la mesure du possible ce qui permettra de limiter la concurrence aux adventices et ouvrira des fenêtres pour réaliser des travaux de désherbage mécanique.
En bio, il faut semer des variétés résistantes ou tolérantes aux maladies et adventices qui permettront de réduire les interventions.
FertilisationElle se basera en priorité sur des engrais de ferme compostés qui ont une action progressive et ne réintroduisent pas d’adventices au sol.
Leur valorisation étant tributaire des conditions de minéralisation, il conviendra de les apporter à des périodes propices.
DesherbageL’équilibre du système de production est le principal levier d’action pour le désherbage en bio. En cas d’infestation importante, des techniques mécaniques voir thermiques (en cultures de type légumes de plein champs) permettent de limiter les problèmes et de préserver le rendement.
Maladies et ravageursQuelques spécialités sont utilisables en pièges contre les limaces. La plupart des autres ravageurs et maladies sont contrôlées par l’application des principes préventifs et par l’entretien des habitats des auxiliaires de culture (haies, fossés, murets…).
La prévention contre les fusarioses et contre la présence de mycotoxines dans les lots de céréales est réalisée par la diminution des facteurs de risque (monocultures, maïs omniprésent, variétés peu résistantes) et est très efficace en bio. Les coopératives bio n’ont, à ce jour, pas connu de problème de mycotoxines dans nos régions.
En revanche, en bio, les semences peuvent être porteuses de carie – une maladie qui contamine les sols et infeste les grains à la récolte. L’achat de semences certifiées, la réalisation d’analyses de lots de semences de ferme et quelques solutions de traitement de semences permettent de contenir le phénomène si l’on est vigilant.
RécolteA la récolte, la benne est moins remplie en bio mais elle est vendue à un meilleur prix et a coûté moins cher à produire.
C’est pourquoi, les fermes céréalières bio ont, en moyenne, de meilleurs résultats que les exploitations céréalières conventionnelles en zones de production équivalentes (source analyse de Groupe CERFRANCE depuis 2003) : + 20 % d’EBE en Bio en 2006, + 24 % de Résultat Courant tout en touchant légèrement moins d’aides PAC.
Stratégies de venteEn bio, les produits sont différents, les marchés également. La stratégie de vente doit s’adapter à ce nouvel environnement. Il convient d’étudier les pistes de progrès menant à une valorisation optimale des produits tout en collant aux projets de développement de la ferme.
Dans tous les cas, il est conseillé de contacter un technicien spécialisé qui pourra vous conseiller au mieux dans vos démarches et réfléchir avec vous tant aux modifications techniques à apporter à votre système qu’aux perspectives économiques qui en découlent.
Le SEDARB peut vous aider dans cette démarche en réalisant avec vous un diagnostic technico-économique et un étude prévisionnelle de conversion en AB à 5 ans qui vous permettra de faire le point sur le chemin qui vous sépare encore du bio et vous donner une idée de l’allure qu’aurait votre ferme en bio dans 5 ans si vous vous lanciez maintenant !
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