Des fermes qui polluent beaucoup moins et qui emploient de la main d’œuvre rurale..
L’agriculture biologique n’utilise pas de produits de synthèse, ni en fertilisation, ni en désherbage, ni en lutte phytosanitaire. L’agriculture biologique a un impact positif sur l’ensemble des composantes de l’environnement : la qualité des eaux, la fertilité des sols, la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles
L’agriculture biologique utilise moins d’eau, en raison de ses techniques de travail du sol, des variétés qu’elle utilise. Toute la logique agronomique de l’agriculture biologique est basée non pas sur la production intensive, mais sur l’équilibre et le respect des facteurs de production que sont l’eau, le sol, les plantes, et les animaux. Ce raisonnement est généralement incompatible avec l'intensification par l’irrigation des cultures.
Les fermes biologiques emploient plus de main d’œuvre que les fermes dites « conventionnelles ». En effet, le désherbage, la lutte contre les ravageurs ne s’effectuent pas d’un coup de pulvérisateur, mais se travaillent sur le long terme, par de plus nombreuses interventions mécaniques ou manuelles, -c’est notamment le cas en maraîchage-, qui induisent l'emploi d'une main d’œuvre importante.(...)
Des aliments produits sans pesticides ni engrais de synthèse
Tous les agriculteurs certifiés en Agriculture Biologique respectent le règlement bio européen qui encadre et contrôle strictement l’utilisation des pesticides et engrais de synthèse. Cela ne signifie pas pour autant que les agriculteurs biologiques « ne mettent rien », mais bien que la liste des produits autorisés est limitée à des produits dits « naturels » à l’impact faible sur l’environnement.
L’impact sur la santé de la consommation d’aliments cultivés en agriculture « conventionnelle », qui ne limite pas l’emploi de ces substances, fait actuellement l’objet de plusieurs publications. Les effets sur la santé des jeunes enfants et des femmes enceintes sont l’objet de nombreux articles scientifiques (site MDRGF )
Des aliments produits sans OGM
La règlementation bio interdit l'utilisation des OGM mais l'hypothèse d'une contamination fortuite par l'environnement ne peut être complètement écartée. Jusqu’au 31 décembre 2008, tout produit bio contenant plus de 0,1% d'OGM (le seuil de détection possible) est généralement retiré du circuit bio.
Après le 1° janvier 2009, la nouvelle réglementation européenne sur l’agriculture biologique qui entre en vigueur continue d'interdire l'utilisation des OGM, mais fixe désormais un seuil maximal "tolérable" de 0,9% de contamination OGM fortuite. Au delà de ce seuil, ce produit sera exclu du circuit bio. En savoir plus, lien vers réglementation
Des produits de qualité, rigoureusement contrôlés
Tous les agriculteurs certifiés en Agriculture Biologique sont contrôlés par un organisme indépendant, qui effectue au moins une visite par an sur la ferme et contrôle l’ensemble des bâtiments, des stocks et des documents pour garantir au consommateur le respect de la règlementation bio Des visites et desprélèvements inopinés sont également régulièrement effectués ; les analyses permettent de contrôler l’absence de pollution par des produits chimiques, l’absence d’OGM
En Bourgogne, la marque Biobourgogne vous garantit de plus que le producteur adhére à une charte de qualité spécifique et s’il s’agit d’un produit transformé, que l’ensemble des ingrédients est produit en Bourgogne
Des aliments reconnus pour leur plus grande qualité nutritionnelle
Les fruits et légumes biologiques, les céréales complètes ou semi-complètes présentés dans les gammes biologiques de vos magasins sont plus riches en fibres. D’autre part, comme les produits chimiques s’accumulent notamment dans l’enveloppe du grain, il est d’autant plus important , lorsqu'on consomme des céréales ou produits complets, que ceux-ci soient issus de l'Agriculture Biologique.
Les analyses nutritionnelles reprises dans le rapport de l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) en septembre 2003 montrent que les produits biologiques ont tendance à présenter des teneurs supérieures en matière sèche dans les légumes, magnésium, fer, vitamine C dans certains légumes, acides gras-polyinsaturés dans les viandes, polyphénols dans les fruits et légumes. En savoir plus , télécharger le rapport de l’AFSSA .
Et quand ça vient de loin ?
Les aliments étiquetés bio produits ou fabriqués à l'étranger répondent également à un cahier des charges dont l'essentiel est proche du cahier des charges français (que vous reconnaissez grâce au label "AB"). Ils sont également contrôlés.
Jusqu'au 31 décembre 2008, le cahier des charges français était cependant beaucoup plus développé sur la partie bien être animal et traitements animaux que la plupart des autres pays européens. Les agriculteurs biologiques avaient en effet beaucoup contribué à l'écriture de ce qu'on nomme le CCREPAB-F, qui était un complément du cahier des charges minimal européen.
Hélas, cette possibilité de "faire plus" que le cahier des charges européen va bientôt disparaître; au 1er janvier 2009, le cahier des charges sera le même pour tous, sauf... pour les pays qui veulent s'abstenir de certaines règles! Pour les éleveurs bio français, c'est un coup dur: les traitements allopathiques sont autorisés sans limite pour les antiparasitaires, le hors sol est autorisé... (pour plus de détails, se référer à la partie réglementation).
Pour le consommateur, cela risque de passer... totalement inaperçu : en effet, comme le nouveau logo européen qui doit remplacer le logo AB n'est pas prêt, des produits répondant au nouveau cahier des charges (beaucoup moins exigeant notamment sur la partie élevage) seront étiquetés AB, jusqu'en 2010.
|