Cet article présente de façon simple les grands principes du nouveau réglement européen concernant la production animale en agriculture biologique.
Vous y trouverez les exigences de l'agriculture biologique sur :
- l'origine des animaux
- l'alimentation des animaux
- la prévention des maladies, les traitements
- les logements et accès au parcours
Vous trouverez également des informations dans l'article se convertir .
Pour une lecture exhaustive de la nouvelle réglementation européenne en matière d'élevage biologique, se reporter à la documenthèque / la réglementation .
Origine des animaux

Les animaux doivent être nés sur l’exploitation ou provenir d’une exploitation biologique (dérogations possibles, mais les animaux passent par une période de conversion).

Les souches et races sont à choisir adaptées et résistantes
Logement et accès au parcours

L’élevage hors sol est interdi.

Tous les animaux ont accès au parcours et les ruminants pâturent dès que les conditions le permettent.

Chaque animal dispose d’une surface minimale, paillée à l’intérieur des bâtiments (air et lumière naturelle).

Chargement limité.
Alimentation des animaux

Les animaux doivent être nourris avec au moins 50% d’aliments produits sur l’exploitation (ou en coopération avec d’autres producteurs/opérateurs AB).

100% de l’alimentation doit être issue de l’agriculture biologique, sauf dérogation temporaire et exceptionnelle. Dans ce cas, les produits utilisés doivent être autorisés par le règlement et être exempts d’OGM.

L’incorporation d’aliments en conversion est autorisée dans certaines limites.

L’utilisation d’additifs et autres substances est limitée par le règlement.

L

es jeunes mammifères sont nourris au lait maternel ou naturel.
Le gavage est interdit.
Prévention des maladies, traitements

La santé des animaux est basée principalement sur la prévention, avec des méthodes d’élevage stimulant les défenses naturelles. En cas de problème sanitaire, homéopathie et phytothérapie sont utilisées en priorité

D’autres médicaments vétérinaires sont utilisables uniquement à titre curatif, sous conditions, notamment :
-
Ne pas dépasser le nombre de traitements autorisés par espèce dans le règlement sur l’année (de 1 à 3)
-
Doubler le délai d’attente légal avant commercialisation

La réglementation générale sur les vaccins et les traitements obligatoires s’applique
La conversion à l’agriculture biologique
La conversion correspond à la période de transition entre un mode de
production conventionnel et l’obtention de la certification «
agriculture biologique » ; l’opérateur suit les règles de production de
l’agriculture biologique sous le contrôle d’un organisme certificateur,
mais commercialise ses produits dans le circuit conventionnel.
Cette période de conversion pour les terres et les produits végétaux est fixée à :

deux ans avant ensemencement pour les cultures annuelles

trois ans avant la récolte pour les cultures pérennes
Elle peut être réduite dans certains cas particuliers (prairies
naturelles, friches, parcours..). Une valorisation sous la mention « en
conversion vers l’agriculture biologique » est possible pour certaines
productions végétales à partir de la deuxième année.
Pour les animaux et leurs produits
La durée de conversion est variable selon les espèces, allant de six semaines (pour les poules pondeuses) à 12 mois (pour les bovins et les équidés). Elle s’applique à partir du moment où la surface de l’exploitation destinée au pâturage ou à l’alimentation de ces animaux est elle-même certifiée en agriculture biologique. En cas de conversion simultanée de l’ensemble des surfaces et des animaux, la durée totale de conversion peut être ramenée à 24 mois.
Attention, cette réglementation va changer au 1er janvier 2009, notamment pour la partie élevage –
voir l’article « Réglementation : ce qui va changer au 1er janvier 2009 »
Gestion de la mixité bio/non bio
Il est possible, sous certaines conditions, de conduire en bio et en non bio des espèces différentes. Une gestion adaptée doit alors être mise en place : séparation dans le temps et l’espace, enregistrements et déclarations spécifiques…
Une dérogation pour une même espèce végétale ou animale est possible uniquement pour une durée maximale de 5 ans pour les cultures pérennes, la production de semences et la recherche agronomique
Cet article a été écrit sur la base de la fiche « conversion » de l’agence bio.